9
Sep
2005
Les fameux portails pédagogiques
Par Pierre Lachance • 91 mots • dans Logiciels
*Certains ne jurent que par eux.
*D'autres ne les voient que comme un autre outil.
*Enfin quelques-uns les détestent.
Une définition de Gilles.
Où me situe-je? Je crois qu'un outil ne peut pas être mauvais en soit. Mais son utilisation oui. Offrir un outil de courriel, un agenda, un bloc-note, un espace disque... aux élèves c'est bien. Mais obliger les employés/élèves à publier leur travaux à «l'intérieur» du portail, ce n'est pas ce qu'on peut appeler du partage!
Je crois qu'en voulant copier les portails d'entreprises, la pédagogie sera perdante.
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Commentaires, Trackbacks:
Commentaire de: Clément Laberge [Visiteur] · http://carnets.opossum.ca/remolino
On peut en savoir plus au sujet de cette phrase:
« Mais obliger les employés/élèves à publier leur travaux à "l'intérieur" du portail »
C'est vrai? Y'a des cas? Un argumentaire?
« Mais obliger les employés/élèves à publier leur travaux à "l'intérieur" du portail »
C'est vrai? Y'a des cas? Un argumentaire?
Commentaire de: André Cotte [Visiteur] · http://www.opossum.ca/cotte
Attention de ne pas jeter le bébé avec l'eau du bain.
Commentaire de: Pascal Lapalme [Visiteur]
Pour répondre à Clément, oui il y a des cas ou les travaux des enseignants/élèves sont « cachés » (pour ne pas employé partagés) derière un portail. Si tu veux connaître le nom d'une école, envoie-moi un courriel :)
C'est vraiment dommage, car comme le dit Pierre : « ... ce n'est pas ce qu'on peut appeler du partage ! »
Le partage est l'une de mes valeurs et j'essais de la transmettre à mes enfants et même à mes élèves. Je me dis que si ça peut aider un autre enseignant tant mieux ! On trouve des perles parfois sur le Web et il est dommage de les limiter aux utilisateurs d'un portail X fermé, baricadé au public !
C'est vraiment dommage, car comme le dit Pierre : « ... ce n'est pas ce qu'on peut appeler du partage ! »
Le partage est l'une de mes valeurs et j'essais de la transmettre à mes enfants et même à mes élèves. Je me dis que si ça peut aider un autre enseignant tant mieux ! On trouve des perles parfois sur le Web et il est dommage de les limiter aux utilisateurs d'un portail X fermé, baricadé au public !
Commentaire de: Stéphane Allaire (Ytsejamer) [Visiteur] · http://carnets.ixmedia.com/stephane
Ce n'est pas tant l'aspect privé des portails qui me dérange que leur aspect centralisateur et uniformisateur. Je les appelle souvent «des outils à tout faire qui ne font rien». Par ailleurs, comme certains l'ont déjà si bien mentionné dans le passé, leur accent est souvent mis sur la gestion. Résultat: ces environnements offrent peu d'affordances pour soutenir l'apprentissage des élèves. J'ai vraiment de la difficulté à situer leur apport au-delà du fait qu'ils fournissent un courriel aux élèves en remplacement de Hotmail...
Pour en revenir à la dimension privée/publique, je pense qu'il y a une dimension éthique à ne pas mettre de coté trop rapidement, et ce, malgré les valeurs de partage que nous pronons.
Pour en revenir à la dimension privée/publique, je pense qu'il y a une dimension éthique à ne pas mettre de coté trop rapidement, et ce, malgré les valeurs de partage que nous pronons.
Commentaire de: Éric Noël [Visiteur] · http://blog.profnoel.com/
Pour compléter le propos de Stéphane, dans l, optique d'uniformisation peut se résulter en un nivellement par le bas. Les utilisateurs expérimentés (de l'époque pré-portail) risquent tout simplement de "faire moins avec plus...."
Trackback de: // Cybercarnet du ProfNoël [Visiteur]
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Le billet Les fameux portails pédagogiques ainsi que les commentaires concernant le pseudo-partage des informations à l'intérieur de ces portails fermées, me pousse à vous conter cette petite anecdote.
Le billet Les fameux portails pédagogiques ainsi que les commentaires concernant le pseudo-partage des informations à l'intérieur de ces portails fermées, me pousse à vous conter cette petite anecdote.
Commentaire de: André Chartrand [Visiteur]
Pardonnez mon ignorance, mais comment peut-on OBLIGER les élèves et les employés ( vous entendez bien enseignants ici?) à publier à l'intérieur d'un portail? S'agit-il d'une contrainte du à la conception du portail ou d'un interdit? Et pour reprendre la question de Clément, j'aimerais beaucoup connaître l'argumentaire.
Commentaire de: Stéphane Allaire (Ytsejamer) [Visiteur] · http://carnets.ixmedia.com/stephane
D'après moi, la contrainte provient en partie des services informatiques qui jugent qu'un tel outil offre une meilleure sécurité.
Commentaire de: Gilles G. Jobin [Visiteur] · http://www.gilles-jobin.org/jobineries
Je ne crois pas qu'on puisse obliger un enseignant à utiliser le portail. Cependant, si cet enseignant désire publier «ailleurs», on le fera sans doute patienter avant de lui offrir un quelconque service. (Par exemple, appelez votre service informatique, et demandez-lui de vous installer MediaWiki (ou B2evolution, etc.) sur le serveur parce que vous avez un projet à faire vivre à vos élèves. Partez le « timer » et revenez nous dire combien de temps cela a demandé.
Je pense aussi que plusieurs animateurs RECIT reçoivent une formation sur l'utilisation du portail de leur cs (je me trompe?). Il est donc normal qu'ils encouragent les enseignants à l'utiliser et qu'ils offrent d'abord leur appui à ceux qui désirent l'utiliser. J'ose juste espérer qu'on n'en rende pas l'enseignant captif : y'a tellement de possibilités en dehors des services d'un portail qu'il serait triste de limiter nos pédagogues à ces services uniquement.
Je pense aussi que plusieurs animateurs RECIT reçoivent une formation sur l'utilisation du portail de leur cs (je me trompe?). Il est donc normal qu'ils encouragent les enseignants à l'utiliser et qu'ils offrent d'abord leur appui à ceux qui désirent l'utiliser. J'ose juste espérer qu'on n'en rende pas l'enseignant captif : y'a tellement de possibilités en dehors des services d'un portail qu'il serait triste de limiter nos pédagogues à ces services uniquement.
Commentaire de: Éric Noël [Visiteur] · http://blog.profnoel.com/
Ce qui peut devenir sournois, c'est justement si ces animateurs (ou autres membres du personnel, choisi comme agent multiplicateur, justement à cause de leurs connaissances informatiques) se voient contraints d'abandonner, philosophiquement, leurs sites, afin de "montrer" l'exemple.
J'entends déjà les plus rébarbatifs soulignés que le formateur du portail n'utilise même pas celui-ci...
J'entends déjà les plus rébarbatifs soulignés que le formateur du portail n'utilise même pas celui-ci...
Trackback de: Les chroniques du Temps Perdu [Visiteur]
Les portails
J'ai choisi d'écrire ici, car je sais très bien que ca ne fera pas plaisir et je tiens à dire vraiment ce que je pense sur la question...
Plus le temps passe, plus la question des portails me donne des gros boutons. Quand j'étais un peu plus...
J'ai choisi d'écrire ici, car je sais très bien que ca ne fera pas plaisir et je tiens à dire vraiment ce que je pense sur la question...
Plus le temps passe, plus la question des portails me donne des gros boutons. Quand j'étais un peu plus...
Ho! Belle discussion!
1) Pourquoi les employés «doivent»* (à quelques endroits selon mes sources) publier leurs travaux dans le portail? Pour qu'il y ait quelque chose dedans. Ça coûte cher un portail, encore plus s'il est vide! Le problème vient de la définition que l'on a donné au portail: endroit où j'ai des outils (ça c'est bien selon moi) + contenu (ça c'est moin bien). La partie contenu du portail doit être construite, donc on doit «faire» publier dedans.
Louis donne une autre piste aussi: «Il y a une phobie de la parure.»
2) M. Cotte nous dit de ne pas jetter... la question n'est pas de jetter quoi que ce soit, mais de signaler des problèmes sur la présente utilisation du bébé. Un portail est (comme n'importe quel autre outil) perfectible, son utilisation aussi.
Merci à tous pour vos commentaires.
(*)Devoir publier = fortement conseillé disons.
1) Pourquoi les employés «doivent»* (à quelques endroits selon mes sources) publier leurs travaux dans le portail? Pour qu'il y ait quelque chose dedans. Ça coûte cher un portail, encore plus s'il est vide! Le problème vient de la définition que l'on a donné au portail: endroit où j'ai des outils (ça c'est bien selon moi) + contenu (ça c'est moin bien). La partie contenu du portail doit être construite, donc on doit «faire» publier dedans.
Louis donne une autre piste aussi: «Il y a une phobie de la parure.»
2) M. Cotte nous dit de ne pas jetter... la question n'est pas de jetter quoi que ce soit, mais de signaler des problèmes sur la présente utilisation du bébé. Un portail est (comme n'importe quel autre outil) perfectible, son utilisation aussi.
Merci à tous pour vos commentaires.
(*)Devoir publier = fortement conseillé disons.
Commentaire de: Jean Nadeau [Visiteur]
J'ai toujours pensé qu'un portail, quel qu'il soit, doit d'abord et avant tout correspondre à un besoin ou à des besoins issus du milieu, c'est-à-dire des élèves et des enseignants. Je préfère donc la contagion à l'obligation...
Commentaire de: Pierre Drouin [Visiteur]
Attention!
Je veux bien regarder l'arbre, mais il ne faut pas perdre de vue la forêt. Le phénomène a poursuivi un processus évolutif depuis à peu près 10 ans. FirstClass, en tout cas pour ce que j'en sais, a fait partie des premières initiatives du genre à grande échelle dans l'environnement éducatif du Québec. Et pourtant, FirstClass était et est lui aussi un environnement public/privé. ;-)
Au fait, à quel besoin souhaitaient répondre ces "coopérants" de la première heure? Comme je n'ai pas beaucoup de temps je n'en citerai que quelques uns:
1. Le premier et le plus important était de disposer d'un espace collectif qui saurait satisfaire les besoins d'une clientèle nomade - sédentaire. Nomade car les personnes (élèves et enseignants) ne travaillent pas toujours sur le même ordinateur et par le fait même dans le même lieu physique. Sédentaire car les lieux physiques d'accès à l'information se limitent à l'école et la maison dans la plupart des cas. La disquette ne suffisait plus, le CD réinscriptible c'était compliqué ou inaccessible, les serveurs de fichiers ne permettaent d'accéder à ses fichiers qu'à l'école, et j'en passe.
2. Un environnement ou espace virtuelle, comme on aimait bien le dire à l'époque, à coût abordable. On le sait tous, les sommes consenties pour travailler professionnellement en pédagogie n'ont pas de commune mesure avec les sommes consenties aux environnements administratif professionnels. La donne a commencé à changer mais...
Or, ces deux premiers aspects ont coulé FirstClass. L'idée de disposer d'un client permettait d'optimiser la bande passante. Cependant le produit était peu adaptable au niveau de l'esthétique et de l'ergonomie, même s'il disposait d'un client Web, qui était somme toute peu attrayant. Cette idée de contrôle esthétique et ergonomique sonnait le premier glas de la solution FirstClass. Au niveau des coûts, Centrinity laissait planer de fortes incertitudes sur la variation tarifaire. Les plus anciens se souviendront de cela. Ces deux aspects ont mené à l'émergence d'initiatives telles que Collaba, Mille, Édu-groupe, etc.
3. (et avant dernier car je n'ai pas le temps d'élaborer les 5 autres aspects importants) Les portails sont des environnements ou espaces virtuels qui recensent un ensemble de ressources non seulement d'information, mais surtout de communication. Les portails auront réussis à concrétiser cette notion d'espace d'échange permettant de simplifier la vie de l'usager disposant d'un niveau faible et moyen d'habileté.
4. Finalement, une communauté réelle ou virtuelle, se bâtit, mais surtout se maintien par le feu de l'intérêt commun, j'oserais dire d'une certaine séduction. Un espace communautaire tel un portail dans ce contexte, est une zone de d'échange et de construction qui évolue dans le temps. Les portails créent-ils une sectarisation ou favorisent-ils les échanges élargis? Nous sommes dans la dimension culturellle de l'outil et non dans la nature de l'outil lui-même.
En bref, pour moi les portails ne sont pas la source du problème, mais demandent une bonne attention car si l'on perd de vue la raison de leur émergence, on serait peut-être appelé à en faire une utilisation qui tue les communautés d'intérêt, plutôt que de les faire progresser.
Je veux bien regarder l'arbre, mais il ne faut pas perdre de vue la forêt. Le phénomène a poursuivi un processus évolutif depuis à peu près 10 ans. FirstClass, en tout cas pour ce que j'en sais, a fait partie des premières initiatives du genre à grande échelle dans l'environnement éducatif du Québec. Et pourtant, FirstClass était et est lui aussi un environnement public/privé. ;-)
Au fait, à quel besoin souhaitaient répondre ces "coopérants" de la première heure? Comme je n'ai pas beaucoup de temps je n'en citerai que quelques uns:
1. Le premier et le plus important était de disposer d'un espace collectif qui saurait satisfaire les besoins d'une clientèle nomade - sédentaire. Nomade car les personnes (élèves et enseignants) ne travaillent pas toujours sur le même ordinateur et par le fait même dans le même lieu physique. Sédentaire car les lieux physiques d'accès à l'information se limitent à l'école et la maison dans la plupart des cas. La disquette ne suffisait plus, le CD réinscriptible c'était compliqué ou inaccessible, les serveurs de fichiers ne permettaent d'accéder à ses fichiers qu'à l'école, et j'en passe.
2. Un environnement ou espace virtuelle, comme on aimait bien le dire à l'époque, à coût abordable. On le sait tous, les sommes consenties pour travailler professionnellement en pédagogie n'ont pas de commune mesure avec les sommes consenties aux environnements administratif professionnels. La donne a commencé à changer mais...
Or, ces deux premiers aspects ont coulé FirstClass. L'idée de disposer d'un client permettait d'optimiser la bande passante. Cependant le produit était peu adaptable au niveau de l'esthétique et de l'ergonomie, même s'il disposait d'un client Web, qui était somme toute peu attrayant. Cette idée de contrôle esthétique et ergonomique sonnait le premier glas de la solution FirstClass. Au niveau des coûts, Centrinity laissait planer de fortes incertitudes sur la variation tarifaire. Les plus anciens se souviendront de cela. Ces deux aspects ont mené à l'émergence d'initiatives telles que Collaba, Mille, Édu-groupe, etc.
3. (et avant dernier car je n'ai pas le temps d'élaborer les 5 autres aspects importants) Les portails sont des environnements ou espaces virtuels qui recensent un ensemble de ressources non seulement d'information, mais surtout de communication. Les portails auront réussis à concrétiser cette notion d'espace d'échange permettant de simplifier la vie de l'usager disposant d'un niveau faible et moyen d'habileté.
4. Finalement, une communauté réelle ou virtuelle, se bâtit, mais surtout se maintien par le feu de l'intérêt commun, j'oserais dire d'une certaine séduction. Un espace communautaire tel un portail dans ce contexte, est une zone de d'échange et de construction qui évolue dans le temps. Les portails créent-ils une sectarisation ou favorisent-ils les échanges élargis? Nous sommes dans la dimension culturellle de l'outil et non dans la nature de l'outil lui-même.
En bref, pour moi les portails ne sont pas la source du problème, mais demandent une bonne attention car si l'on perd de vue la raison de leur émergence, on serait peut-être appelé à en faire une utilisation qui tue les communautés d'intérêt, plutôt que de les faire progresser.