«C'est toujours les mêmes qui écrivent...» ai-je entendu hier pendant notre rencontre outaouaise du groupe-soutien TIC régional. Je venais de solliciter la possible participation de mes collègues à notre blogue.
Cette nuit, cette phrase a trotté dans ma petite tête.
Comment se fait-il que sur les quelques 100 personnes dont se compose le RECIT, moins d'une dizaine aient pris le temps d'écrire un billet?
Ce n'est certainement pas par manque de publicité car encore la semaine dernière Pierre Lachance en faisait un courriel sur notre liste de distribution.
Je comprends très bien que ce médium est peut-être un canal de communication ne répondant pas aux goûts de tout le monde, mais il reste que nous sommes tous près des TIC et que, dans TIC, il y a le mot COMMUNICATION. Bien évidemment, plusieurs moyens autres que ce blogue peuvent servir la communication, mais alors comment se fait-il que ces autres moyens restent tout aussi silencieux : La liste de discussion est une liste à tout fin pratique morte. Après cinq ans, on semble encore miser beaucoup sur le site officiel, mais, quant à moi, pour que les choses avancent/évoluent rapidement, il faudrait que GRICS s'en retire complètement.
Évidemment, recit.org est un espace non-officiel. Mais j'aurais bien aimé que nos responsables (Mme Lemay et M. Lamb, et pourquoi pas, le responsable à la DRD) prennent le temps d'y écrire un petit mot. Il est vrai que nous sommes tous occupés. Mais Récit.org pourrait devenir un merveilleux portfolio démocratique de notre groupe. Et il faut réaliser que maintenir un portfolio demande du temps. Il faut apprendre à inscrire cette maintenance à notre horaire de travail.
Je vous convie donc à écrire un petit mot, ne serait-ce que pour y dire ce qui vous déplaît dans cet outil de manière à ce que, socio-constructivement, on puisse tous ensemble l'améliorer.
MàJ : Ce billet (et ses commentaires) de M. Lessard est très intéressant.
Commentaires:
Quand tu écris qu'il "...faut apprendre à inscrire cette maintenance à notre horaire de travail", je me souviens de cette phrase simple qui peut paraître un peu chiante mais que j'aime bien: "Le temps qu'on ne prend pas, on le perd."
Ou ça ressemble à cette phrase. Toi, l'homme de 6 milliions de citations, pourrait certainement trouver.
Pour écrire n'importe où:
*il faut prendre le temps, donc se discipliner;
*il faut avoir de l'intérêt au partage, ce qui n'est pas inné;
*il faut croire en ses forces, ce qui se développe avec le temps et les échanges;
*il faut connaître/être au courant de l'existence l'outil, ce qui n'est pas évident même si on envoie un petit courriel sur la liste. Il faudra le faire connaître en personne.
Pour ma part je trouve que le présent blogue évolue bien. On est quand même juste le 2 septembre, en plein «rush» de la rentrée.
Je reste optimiste sur le fait que notre blogue deviendra un merveilleux portfolio démocratique de notre groupe ;o)
Si je peux, j'ajouterais un quatrième facteur, à savoir l'engagement professionnel. Il est malheureusement illusoire d'espérer que tous les éducateurs affichent le dévouement nécessaire à la croissance d'une communauté de pratique. Déjà, je trouve que 10 % c'est un bon début. Avec le temps, cela finira bien par augmenter.
L'autre point que j'aimerais souligner, c'est celui de la crainte du jugement de ses pairs. Mais je crois que c'est aussi ce que Pierre signifiait par son troisième point.